Photovoltaique en autoconsommation : les pièges à éviter

photovoltaique en autoconsommation

L’installation de panneaux solaires photovoltaïques a un coût relativement élevé, mais vaut son pesant d’or. Sur le long terme, elle vous permet d’économiser votre consommation énergétique et de la rentabiliser dans le meilleur des cas. Cependant, ces bénéfices ne sont effectifs que pour une installation réalisée dans les règles de l’art.

Découvrez dans cet article, les pièges à éviter pour ne pas investir inutilement dans l’autoconsommation énergétique. Ces conseils serviront également pour ceux qui comptent procéder à une rénovation énergétique.

Ne pas vérifier la surface utile disponible avant d’entreprendre l’installation de panneaux solaires

La toiture des habitats est l’emplacement idéal des panneaux solaires en raison de son inclinaison et de son exposition au soleil. Il est généralement recommandé de disposer d’une surface utile d’au moins 20 m², orientée plein sud ou à défaut à l’est ou à l’ouest et jamais en plein nord.

Cette vérification permet d’installer plutôt une pergola solaire lorsque la surface utile est insuffisante ou inexistante. Par ailleurs, il est important de placer les panneaux de manière à ce qu’ils ne soient pas dérangés par une ombre portée (cheminée, arbres, etc.) au risque de faire baisser leur rendement.

Vérifier la surface utile est donc un paramètre important à considérer avant tout début de projet solaire. N’hésitez pas à choisir d’autres emplacements pour maximiser votre économie d’énergie.

Ne pas vérifier l’expertise de l’entreprise chargée des travaux de rénovation énergétique

Plusieurs structures proposent des prix alléchants pour l’installation de panneaux photovoltaïques alors qu’elles ne possèdent pas le savoir-faire nécessaire. Faire appel à leurs services entraîne un coût supplémentaire en cas de mauvaise réalisation.

Jusqu’en décembre 2020, deux critères étaient importants dans le choix du professionnel du bâtiment : la certification et la couverture par une assurance. Ils permettaient à la clientèle de bénéficier d’une aide de l’Etat pour la réalisation des travaux d’économie d’énergie.

Depuis l’avènement de la prime renov en janvier 2021, la certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) n’est plus indispensable pour jouir d’une allocation de l’Etat dans le secteur du bâtiment.

Couverture par l’assurance

Les artisans ou entreprises spécialisés dans l’installation et la rénovation énergétique doivent obligatoirement disposer d’une assurance décennale. C’est la loi Spinetta du 4 janvier 1978 qui l’exige.

Cela permet au professionnel du bâtiment de couvrir les dommages éventuels occasionnés dans un délai de 10 ans après la réception du chantier.

Certifications de l’artisan

Les professionnels du bâtiment ayant passé une accréditation et certifiés RGE possèdent forcément l’une des trois certifications suivantes : QualiPV, QualiBat et Qualifec. Elles sont équivalentes. Ce sont des gages de qualité qui permettent aux clients de ces sociétés de bénéficier d’une prime à l’investissement allouée pour les projets de panneaux solaires photovoltaïques en autoconsommation, du CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique), ou encore d’un éco-prêt à taux zéro.

Prime renov

La prime renov est une nouvelle prime créée par l’état et qui remplace le CITE et les aides de l’ANAH. Née dans le cadre de la relance de l’économie, la prime renov est destinée à financer en majorité, les projets de rénovation énergétique dans les logements.

Depuis la genèse de cette prime rénov, le label RGE n’est plus forcément obligatoire sauf pour quelques catégories de travaux comme la pose :

  • de chaudières à haute ou très haute performance énergétique ;
  • d’équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire ;
  • ou de pompes à chaleur pour la production de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, etc.

Tous les ménages peuvent bénéficier de la prime rénov. C’est le moment donc de remplacer vos chaudières à fioul si vous en utilisez. Dès janvier 2022, le gouvernement interdira complètement l’utilisation du chauffage au fioul.

Elles seront remplacées par d’autres alternatives plus coûteuses certes, mais moins polluantes comme les pompes à chaleur. Une allocation est également allouée pour ces cas. Il s’agit de la prime coup de pouce.

Ne pas associer un gestionnaire d’énergie aux travaux d’économie d’énergie

Les installations photovoltaïques sont différentes d’une maison à une autre en raison de nombreux facteurs variables d’un logement à un autre. En effet, les besoins en énergie, la situation géographique, l’exposition au soleil et d’autres facteurs influent sur l’installation des panneaux solaires.

Il est donc nécessaire de faire une étude personnalisée de chaque domicile afin d’optimiser le rendement énergétique et de rentabiliser l’investissement. Pour profiter convenablement de cette énergie produite, il vous faut faire appel à un gestionnaire d’énergie de préférence en amont du projet. C’est lui qui se chargera d’augmenter votre taux d’autoconsommation en énergie solaire.

Arnaque Photovoltaique : attention aux escrocs et aux eco-délinquants

De nombreuse entreprises peu scrupuleuses vendent des installations photovoltaique avec revente de surplus ou en autoconsommation pure à des prix faramineux. Ils y arrivent en surévaluant la production solaire annuelle en kilowattheure. Afin de ne pas tomber dans ce piège et ne pas être victime d’arnaque photovoltaique, le mieux est de prendre des informations photovoltaiques sur la puissance réelle produite par une installation selon le nombre de panneaux, l’orientation de la toiture ou encore le gisement solaire du département des travaux. Certains blogs sont très nourris sur le sujet et fournissent de précieuses données sur la rentabilité solaire photovoltaique en autoconsommation.